Lundi 31 août 2009


"Je ne suis pas décidé à me résigner. Non, nos communautés andines ne doivent pas mourir. Au moins par respect pour nos ancêtres. Quelle offense pour eux qui ont su résister aux démons du feu, qui ont survécu à toutes les attaques ! Quelle honte pour nous..." Ainsi s'exprime Pedro Condoni, paysan quechua de l'Altiplano bolivien. Cet homme qui a tout juste fini le cycle de l'école primaire ne désespère pas. Il s'interroge sur la fracture qui s'est ouverte il y a cinq siècles avec l'arrivée des Espagnols. Ce personnage hors du commun, doué d'une intelligence et d'une ouverture d'esprit exceptionnelles, conduit le lecteur dans sa communauté paysanne et le fait vivre au rythme des traditions anciennes, des joies et des souffrances d'un Indien de Bolivie.

Ce très beau livre donne la parole à un paysan andin, comme ceux d'Ockoruro, (sa communauté est voisine d'Ockoruro) comme ceux des milliers d'autres communautés perdues au coeur des Andes. Un très beau témoignage sur la culture andine. (Editions l'Harmattan)
Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009
Quand la poésie vient au secours de l'écologie :

http://www.reveursdepoles.com/Testament-glaces-video.htm

Un passage du Testament des glaces d'Emmanuel Hussenet, lu par Priscilla Telmon

Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009

Un nouvel album et plein de photos des deux derniers mois en Bolivie, dans la colonne de droite.
Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
Les amis présents depuis longtemps connaissent déjà bien PaMPa (Palabras de Mujeres Panamericanas) et les pampettes, Capu, Gwen, Emilie et moi-même !
Pour les autres, petite explication : je suis partie en 2005 avec l'association PaMPa (Palabras de Mujeres Panamericanas) et les donc "célèbres" pampettes, en Amérique Latine, pendant quatre mois, à la rencontre de femmes travaillant dans le commerce équitable. Nous avons ensuite écrit le livre L'Espoir au féminin, publié aux Presses de la Renaissance en 2006 et qui retrace notre voyage et les belles rencontres avec des femmes travailleuses, courageuses et solidaires (Le site internet de l'association est en lien dans la colonne de droite).

La majorité des droits d'auteurs a été reversée il y a un mois à l'atelier d'Azangaro, géré par les soeurs de l'Enfant Jésus et situé à 30 mn de Potosi (et 1h30, plus ou moins, d'Ockoruro).
Les pampettes sont heureuses de pouvoir enfin achever ce beau projet commencé il y a trois ans et de collaborer ainsi au travail des soeurs et de l'atelier. L'argent (2300 euros) sera utilisé pour l'achat d'une machine à imprimer des logos.

Voici quelques photos suivies de témoignages d'Alicia et de ses compagnes de l'atelier.



Brigitte, notre ancienne chargée de mission et présidente de l'association COLA remet à Alicia, doyenne des artisanes, un chèque de 2300 euros..




Embrassade d'Alicia et Brigitte, belle amitié franco-bolivienne !



Alicia, Giusy, dona Ester, don Wilfredo et Andrea entourent d'amour et de savoir-faire les jeunes filles de l'atelier.



 Conditions requises pour être recrutées à l'atelier d'Azangaro : sourire, être de bonne humeur et rire, rire rire!




Et la plus belle !! Belle, justement, qui a trouvé chez les soeurs une nouvelle famille. Ici c'est sa place favorite : sur la fenêtre de la cuisine, il y fait chaud, c'est tranquille et elle peut garder un oeuil sur le lieu des opérations importantes... Mais où sont passés les chats qui squattaient là avant ? Oups...

L'atelier (le grand bâtiment) et, cachées derrière, la maison des soeurs et la chapelle d'Azangaro. Un endroit perdu... Mais tellement porteur d'espoir pour les femmes et les communautés paysannes des environs !


Les filles de l'atelier vous décrivent leurs conditions de travail et de vie à Azangaro :

« Dans l’atelier d’Azángaro, on apprend des choses qu’on ne peut apprendre ailleurs : couture, macramé, propreté. Et venir à l’atelier, c’est pouvoir faire des choses très différentes. On se forme et après, ce qu’on apprend, on peut l’enseigner aux autres femmes du « club de madres » (club de mères). » Magdalena

    « Quand on a appris, on peut travailler à l’atelier et on a un pourcentage sur les ventes. Le soir, on va à Potosi au cours du soir et on a l’espoir d’arriver jusqu’au bachillerato (équivalent bolivien du baccalauréat). Sans l’atelier, on n’aurait pas pu. » Leocadia

Est-ce une bonne chose que « l’Europe » aide financièrement la communauté d’Azángaro ?

« L’Europe a aidé pour construire l’atelier et acheter des machines (couture, tricot). Sans cela, on n’aurait pas pu travailler. Beaucoup de filles et de femmes n’ont pas la chance qu’on a de pouvoir apprendre et gagner leur vie en même temps. »

Il n’y a pas que le travail dans la vie ! En dehors de l’atelier, quelles sont les choses que vous aimez faire (les réponses sont variables) ?

Toutes : danser et écouter de la musique.
Presque toutes : étudier, apprendre de nouvelles choses, être avec nos amies, se raconter nos histoires.
Mais aussi : travailler dans les champs, semer et moissonner. Etre au village pour aider nos parents et pour devenir lider* de ma communauté.
*Une leader de communauté est une jeune fille (pas encore mariée),  sachant cuisiner, coudre, chanter, danser etc. et qui est capable de représenter son village et de guider et d’entraîner les filles plus jeunes.

Extrait d'une lettre qu'Alicia m'a écrite en avril dernier :

« (…) Je veux te dire que nous travaillons dans l’atelier, que nous faisons de l’artisanat, des vestes, des étoles et beaucoup de choses. Toujours avec l’aide des sœurs. Je suis en train de suivre dans un institut un cours de secrétariat. Ce cours va durer un an (…). Nous te remercions énormément pour nous avoir envoyé de l’argent, pour que notre atelier continue à grandir en faveur des jeunes de la campagne qui ont besoin de beaucoup travailler. Avec cet argent, nous achèterons une machine  informatique pour border qui nous servira pour faire des travaux avec logos, très demandés sur les vêtements que nous réalisons dans l’atelier.
Mais de tout mon cœur, nous vous remercions tous, que Dieu le Père vous bénisse et vous accompagne toujours dans votre travail de charité envers les personnes qui en ont besoin (..) Mille mercis de la part de toutes les filles de l’atelier. »

Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 8 avril 2009

















Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 22 février 2009
J'ai attendu d'être heureuse d'être en France pour écrire à quel point j'étais triste de quitter la Bolivie.
Déjà un mois que j'ai laissé le sol bolivien.
J'ai écrit 10 brouillons pour ce mot d'au-revoir, mais je n'arrive pas à le formuler. Il faut juste dire que c'est fini.
Le plus étrange c'est que je n'ai pas le sentiment d'avoir vraiment quitté la Bolivie. Peut-être parce que j'ai en permanence avec moi les visages, les voix les odeurs, les bruits de la Bolivie, les enfants, les professeurs, les soeurs, les amis, les voyageurs, les amis de passage, et Belle, claro  (elle est en fond d'écran sur mon ordinateur de travail !).

J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la France, les rues de Paris que je redécouvre aussi pleines d'imprévus et de charme que les rues potosiniennes, les bons petits plats qui tiennent chaud au coeur de l'hiver. Sans parler des gens, des amis.
Je dis bonjour à tout le monde, je souris aux gens dans le métro. Je m'excuse au Franprix quand je paye avec un billet de 10 euros (en Bolivie personne n'a jamais de monnaie et les gens vous détestent quand vous filez un billet). Je dors avec la fenêtre ouverte, je ne digère pas les steak frites à 12 €, (120 boli !! On les payait 4 boli là-bas) je lève le bras pour appeler le bus sans tenir compte des arrêts (ça ne marche pas ici...) et je râle dès que je vois une montée, en oubliant que je ne suis plus à 4000 mètres d'altitude.
Bref, c'est à la fois triste, heureux, bizarre, normal et drôle de se retrouver ici.
Alors hasta luego Bolivia, nos veremos pronto !



Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 26 décembre 2008
Je viens de créer un nouvel album "fin d'année 2008".  Si ca ne marche pas, prevenez-moi, gracias !

Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 24 décembre 2008

L année s est terminée en beauté avec la grande fete de la promotion d Ockoruro. C'était grandiose. (Désolee, j ai un clavier qui fait son malin et je suis incapable de trouver l apostrophe, ni le trémas, ni l accent circonflexe...) Cette année, la promotion comptait neuf élèves, sept garçons et deux filles, tous plus beaux les uns que les autres dans leurs blazers, jupes, gominés, lavés de frais. J étais émue comme si tous étaient mes propres enfants. La coutume à Ockoruro veut que chaque élève de la promotion (enfin sa mère pour etre exacte) prépare un repas et invite ses professeurs et ses amis a le partager. J ai donc été invitée à déguster en une heure au moins cinq repas (après je suis allée me cacher), tous délicieux et plein de pommes de terre, de pates, de viandes, de ma¡s, de riz etc. Puis, après la cérémonie de remise des diplomes, nous avons partagé encore un repas, tous ensemble cette fois, sans rire ça faisait au moins deux heures que nous n avions pas mangé. Le grand défi de la journée, outre de ne pas pleurer d émotion est donc de ne pas attraper une indigestion. Le second est de ne pas finir saoule comme une polonaise. En effet, après le grand repas final, chaque élève installe sa famille autour d une table et sort la bière puis plus tard l alcool. J ai donc été invitée à    "ch allar" (trinquer) par presque tous les élèves. Impossible de dire non. Enfin bon je vous rassure je suis restée très digne et presque sobre.

Sinon un scoop, on veut m épouser. J étais à la table d un élève pour trinquer, quand on aborde le sujet habituel : et pourquoi tu t en vas, reste en bolivie, trouve un mari etc. Et là une dame, me crie : "¡ casate con mi hijo ! Es muy simpatico sabes" (marie toi avec mon fils, il est très sympatique tu sais). Sans aucun doute, Herman est le plus beau gosse d Ockoruro (à mon gout), mais de là à l épouser... J ai en vain essayé d expliquer que je suis une calamité en cuisine et que je déteste laver le linge (les pires tares pour une femme bolivienne), Herman est resté stoique et a décrété que nous aurions une cuisinière et une femme de ménage. Ce qui est tentant j avoue. Bon j ai quand meme gentiment décliné son offre, donc maman pas de panique !

Et dès que je me suis remise de l indigestion de Noel, je fais un bel album plein de photos de toutes les fetes de fin d année et je le mets tout de suite en ligne ! C est promis !
En attendant cette belle perspective ;), Je vous souhaite à toutes et à tous un JOYEUX NOEL plein d'amour et de joie (et de buches au chocolat, de dinde, d'huitres, de foie gras... Bande de vénards !).
Hasta luego Francia !

Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 16 décembre 2008

L'année se termine. La semaine dernière, nous avons fêté notre départ d'Ockoruro. Nous avons été très gâtées. On nous a offert des sacs, des roses, des colliers ; on a chanté, dansé, versé des larmes. J'y retourne vendredi pour la promotion et ensuite, je ne reverrai plus mes gamins.
Pauline est partie fêter Noël en France.
Dimanche dernier, nous avons fait la première communion de mes élèves du Campamento, le quartier le plus haut de Potosi, la "haute société" comme nommait un père belge ce petit peuple de mineurs. Quand on y meurt, le chemin n'est plus très loin du paradis... La cérémonie était belle, bazar, joyeuse, pleine de vie ! Je dois maintenant organiser une pièce de théâtre pour Noël. C'est l'angoisse ! Toutes les filles veulent être Marie, aucun garçon ne veut être Joseph... Tous veulent imposer leurs petits frères ou neveux pour Jesus. Je plaide pour un poupée mais on ne m'écoute pas. Les filles sont timides alors elles doivent toutes parler en même temps, toute seule c'est trop dur. Ils arrivent avec deux heures de retard aux répétitions ! Mais je garde mon calme...
La saison des pluies et des orages bat son plein. Le matin il fait beau et chaud. Vers midi, le ciel s'obscurcit. A 15 heures, on dirait qu'il fait nuit. Et tous les après-midis vers cette heure-là, d'un coup, un énorme coup de tonnerre, comme une bombe, fait trembler la ville. Pendant une heure, deux heures, l'orage durera, les éclairs se mélangeant aux coups de tonnerre. Les gens ne sortiront plus. Potosi est une ville toute en pente et les rues sont transformées en torrents d'eau boueuse. Dans ces moments-là, je me sens très gaulloise et ne crains qu'une chose, que le ciel me tombe sur la tête !

Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 6 décembre 2008

Ces petites choses quotidiennes que parfois je ne remarque plus, qui sont différentes de chez nous, parfois typiquement boliviennes et si importantes.
En vrac....

Tous les matins, les élèves se mettent en rang devant les profs et le directeur et passent l'inspection. Ils chantent, marchent au pas militaire. Le lundi matin ils lèvent les couleurs en chantant l'hymne national. L'après-midi ils quittent les cours en criant "Fuerza, trabajo, estudio" (force, travail étude).

Quand il y  a une fête, ils décorent les voitures, les camions, les bus avec des agoyaos (tissu typique), des ustensiles en argent, assiettes, couverts, carafes, des poupées. Le chauffeur peut à peine conduire à travers le trou minuscule laissé pour sa vision !

Ici, on baptise les chiens le jour de la San Roque en août. Et on fait tout bénir, des voitures aux enfants pas sages !

En France, quand on fait la queue, on attend son tour, enfin normalement... Ici il ne faut surtout pas essayer d'être civilisé et d'attendre gentiment son tour, sinon on se fait avoir. Surtout par les petites vieilles, ce sont les pires. encore plus quand on est étranger. Alors un conseil, faites comme tout le monde, grillez la priorité, poussez, jouez du coude et vous aurez une chance d'atteindre la porte des toilettes dans la journée.

Je vis à flanc de montagne, au dessus de l'école. Quand des élèves viennent le soir nous rendre visite, ils ont peur ensuite de redescendre tout seul dans le noir. Alors je dois regarder par dessus le mur et attendre qu'ils soient sains et saufs. Ils ont peur des fantômes et âmes en vadrouille...

Ce qui attriste: Les enfants pauvres, sales, maigres qui mendient, vendent trois bricoles dans la rue jusqu'au milieu de la nuit, fouillent les poubelles. Les hommes saôuls, vautrés par terre, inconscients, à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit.

Ce que j'aime bien :
Les gâteaux d'anniversaire énormes et tous blancs de crémes avec des décorations super kitchs !

Les petites filles qui sortent de l'école à Potosi, toutes bien coiffées, avec des noeuds dans les cheveux, des socquettes blanches et des chaussures à bride.

Les garçons qui se nettoient à l'eau dans le fleuve avant d'arriver à l'école. Les ados qui viennent se repeigner chez moi dix fois par jour.

Les gens qui se signent trois fois en passant devant une église ou un cimetière. Dans le même genre, mais ça me plaît moins, les chauffeurs qui ont des images religieuses partout devant leur nez, qui se signent avant de partir puis écrasent le champignon comme des fous, conduisant n'importe comment, en ne respectant qu'une seule régle, celle du plus barge.

Les ados de la campagne aux looks de rebelles et aux coeurs innocents.

Les matrones des marchés qui trônent sur leurs trottoirs au milieu de leurs fruits et légumes. Reines sur leurs planètes. Les touristes se plaignent qu'elles ne sourient pas. Elles sont simplement dignes et chez elles. Vous pas.

Les petits crieurs qui annoncent la destination dans les bus. Je commence tout juste à comprendre ce qu'ils disent. Après deux ans en Bolivie !

Les bandes de chien dans les rues. On se croirait dans La belle et le clochard. Bon, c'est moins rigolo quand ils envisagent de vous croquer un bout de mollet.

Les élèves d'Ockoruro qui vont à l'école par des sentiers de chèvre à pic, en jouant de la musique.

Les mères qui allaitent n'importe où, n'importe quand.

Les doigts de fée des femmes pour tisser, tricoter, crocheter. Tout en fait !

Les petits mots de Pauline, avec des auto-collants de princesses qu'elle me laisse sur la marmite du pain.

Les petits de l'école qui se jettent sur nous quand nous arrivons dans la cour. Comme une impression d'être Brad Pitt sur les Champs-Elysées...

Les petits vendeurs de glace Cayara dans la rue.

Le "boulevard" (rue piétonne de Potosi) le vendredi et samedi à certaines heures. Tout Potosi s'y retrouve bien habillé pour déambuler, parader, ragoter, commenter, critiquer. C'est un peu la promenade des anglais version 4000 mètres d'altitude où il fait froid !

Tout le monde qui parle à tout le monde dans les bus, les rues, les restos.

La clochette du camion à gaz qui me réveille au petit matin...

Un élève jouant habituellement les gros durs venant demander de l'aide pour écrire une lettre d'amour. "Ali eres inteligente, saber decir esas cosas" (Ali, tu es intelligente, tu sais dire ces choses-là) parce que je lui ai suggéré : tes yeux sont come des lumières qui brillent dans ma vie ou quelque chose du genre !

Les questions existentielles des gamins de 15 ans : pourquoi certaines femmes ont une grosse poitrine et d'autres une petite ? On sert à tout dans cette coopé !

J'avais plein d'autres idées mais là, elles m'échappent. Tant pis ! Je les écrirai quand j'aurai retrouvé la mémoire. (C'est pas gagné. Des amis ici m'appellent Doris pour mon ma mémoire défaillante ! Notamment un pauvre gars, Harry, à chaque fois que je le voyais, je lui demandais "on se connait non ?". Il est pas rancunier, c'est un ami maintenant !)




Par Alienor
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Pour m'écrire

Aliénor :
alivdb@yahoo.fr 

Veuillez excuser l'absence récurente d'accents, les claviers boliviens ont des subtilités qui m'échappent et nuisent malheureusement à notre belle langue francaise.

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus